LE CLOS PAUL.
Pour allez au Clos Paul, vous avez le choix : passer par le CHS Bel Air, ou détruire votre voiture. Une petite route, bucolique, charmante
au demeurant, mène de la Havetière au Clos Paul. Si vous l’empruntez, il faudra changer vos quatre pneus à votre arrivée 700 mètres plus loin.
Il parait que quelqu’un de la Ville a dit à un habitant « ça leur apprendra à plus passer par là », alors ceux qui reviennent de leur
travail font le détour. C’est un geste social, c’est pour donner plus au fournisseur d’essence. C’est un geste social, c’est un geste civilisé, c’est une leçon de morale : ça apprend aux
individus à obéir, à se soumettre à la volonté d’un quidam… qui ne doit pas beaucoup aimer les habitants du Clos Paul (et qui à ma connaissance n’y habite pas).
Pourtant, ils sont gentil les habitants du Clos Paul.
Une petite dame, nous a dit : « je vais bientôt partir, car je ne peux plus supporter le bruit que font pendant des heures les 30
tonnes lorsqu’ils effectuent les livraisons pour la chaudière du Centre Hospitalier». La petite dame, elle a demandé une mesure d’intensité sonore. La ville a fait la mesure avant l’arrivée du
camion. Pour le mesure après, c’est difficile, ils ont perdu l’appareil.
Va falloir créer un emploi pour retrouver l’appareil de mesure sonore, je crois.
Pourtant ils sont gentils les habitants du Clos Paul.
Un petit monsieur, nous a dit : « Mon enfant est entré en sixième. Il va au collège à la ronde couture. Ah bon ! si
loin ??? Oh mais ils ont été gentils vous savez ma p’tite dame, parce que les autres choix c’était Manchester, ou Nouzonville, ça aurait fait
loin… »
C’est normal, quand on n’habite au Clos Paul, on ne peut pas aller à La fontaine, et encore moins à Rimbaud ou à Jean Macé (les fournitures sont
trop chères : un piano, un violoncelle…). Ca doit être une mesure préventive contre l’endettement.
Pourtant ils sont gentils les habitants du Clos Paul.
Et surtout au Clos Paul, j’ai rencontré les enfants. C’est facile, les enfants au Clos Paul, ils sont assis sur le trottoir devant la
route.
Et là, il faut que je vous le dise, parce que les enfants du Clos Paul, ils m’ont dit qu’ils allaient venir regarder sur le blog « si vous
écrivez bien ce qu’on demande aux grands ».
Alors écoutez les, les enfants ! Les enfants du Clos Paul, ils voudraient bien une aire de jeux ! Moi aussi quand j’étais enfant
j’aimais bien m’amuser !
Une petite jeune fille m’a dit et un terrain de tennis aussi Madame, ce serait
super !!
Alors, écoutez, Messieurs les décideurs : les enfants du Clos Paul, souhaiterait une aire de jeux. Ils ont même trouvé où la faire cette
aire de jeux. Parce que les enfants du Clos Paul, si ils jouent sur la route, c’est qu’ils ne peuvent jouer ailleurs.
D’accord il n’y a pas de bus qui passe par là pour les écraser, mais les voitures elles, elles passent vite.
D’ailleurs les enfants, ils voudraient bien un bus. Pour aller à l’école… parce qu’à pieds ça fait loin. Et la petite fille que j’ai vue, ces
semelles elles n’étaient pas très épaisses…
Vous le savez bien, vous qui déposez dans vos belles voitures, vos enfants juste devant l’école afin d’éviter qu’ils ne prennent
froid !
Si les grands n’entendent pas, je vais peut être demander à la presse locale de faire un sondage…exclusif pour dire ce que je voudrais juste
qu’on dise.
Voilà,
Pour
information
L’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et le bon choix d’un bureau d’étude ont permis la transformation positive du secteur de la Houillère.
Cependant, des équipements sportifs, commerciaux et culturels, manquent dans les nouveaux quartiers de Bélair. Il faut recréer un esprit village
Les Coteaux de Bélair, ainsi que le clos Paul, représentent une surface très grande d’implantation de pavillons. Le terrain a tellement été
rentabilisé qu’il n’existe plus une seule parcelle disponible pour installer un lieu de convivialité. Et il y a beaucoup d’habitants.
Ces constructions sont situées presque aussi loin que les communes environnantes, sans en avoir les avantages, puisque les taxes d’habitation et
foncières sont chez nous beaucoup plus importantes.
En 1961, une loi sur les « mètres carrés sociaux » avait prévu des espaces de rencontre. Ils furent appelés « Locaux Collectifs
Résidentiels » pour notre espace privé et « équipements collectifs publics » dans les zones d’aménagement concerté. Cet endroit n’est pas une ZAC ou une ZUP. Il n’y a pas 200
pavillons. Malgré cela, l’idée de créer des liens sociaux est toujours d’actualité.
Les plans furent examinés par le service des permis de construire, et celui-ci est supervisé par l’équipe municipale en place.
C’est lors de cet examen qu’il fallait imposer une réserve de terrain pour le lien social, au centre du lotissement. Une petite salle de
réunions aurait pu être construite et des jeux installés pour les enfants. Ces derniers jouent sur la chaussée ou se retrouvent souvent sur le terrain proche de la route en contrebas du
lotissement. C'est dangereux et cela inquiète de nombreux parents.