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Samedi 26 avril 2008
- Publié dans : MoDem national
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Samedi 26 avril 2008




Que ceux qui en doutaient s'en trouvent rassurés. Le Mouvement Démocrate se porte bien!
La Maison de la Chimie, n'était pas assez grande  ce samedi pour accueillir la foule d'élus venus faire part de leur soutient à François Bayrou.

François a rappelé les valeurs piliers de son projet de société. Le temps de la construction est maintenant venu.

Au Mouvement Démocrate des Ardennes, des groupes de travail vont se mettre en place avec des thématiques telles que : Les Finances Publiques, les libertés, la santé et le social, l'économie, l'emploi, les institutions.
Des propositions seront ensuites remontées d'une part aux élus locaux mais également au siège du Mouvement Démocrate.

Bon travaux à tous!
- Publié dans : MoDem national
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Mercredi 16 avril 2008


Devant l'incitation de plus en plus forte, de considérer et de traiter les médicaments comme une simple marchandise de grande surface, de nombreux pharmaciens interpellent leurs représentants  afin de rappeler la mission de conseil, faisant partie intégrante de leur profession.

Cette mission de conseil est primordiale, notamment pour personnes les plus démunies.

Ainsi, j'ai accepté de publier la correspondance suivante : 

François VIVET

Pharmacien

 

 

  le 6 avril 2008

 

 

 

 

A l’attention de Monsieur Jean PARROT, Président de l’ordre national des Pharmaciens

 

 

Monsieur le Président,

 

 

Je viens par la présente vous faire part de mon indignation concernant une publicité télévisuelle lancée par les centres E. LECLERC à propos d’une certaine catégorie de médicaments. Permettez moi de manifester ma plus profonde tristesse devant le mépris dont fait preuve Monsieur Michel Edouard LECLERC au sujet du médicament en général, de notre métier et de la santé en particulier.

 En effet, n’est-il pas affligeant d’assister de façon passive aux raccourcis simplistes mettant en scène des médicaments comme s’il s’agissait de biens de consommation banals ou de produits de luxe (pire encore lorsqu’on sait que la santé n’a pas de prix) ?

N’est-il pas choquant de laisser notre corps de métier se faire insulter et, de façon sous-entendue, traiter de voleur ? Cela démontre une méconnaissance certaine de notre profession et une volonté très « capitalistique » de se faire de l’argent sur le dos de la santé.

Nous n’avons pas de leçons à recevoir de personnes qui, sans scrupules, affichent récemment une hausse insolente des prix des biens alimentaires.

 

Vous n’avez pas affirmé votre désaccord concernant le passage en libre accès de certains médicaments d’automédication. Je vous en ai fait part lors d’un précédent courrier et vous m’avez répondu clairement.

Sachez que je ne partage toujours pas votre point de vue à ce sujet.

Après avoir consulté la liste officieuse des médicaments d’automédication devant être bientôt libres d’accès, je m’insurge de laisser et de voir notre maîtrise du conseil considérablement amoindrie. En effet, il devient extrêmement délicat de faire un bon conseil lorsqu’un patient, motivé par une mise en avant ou bien par le ressassement incessant de la publicité, vous pose une boite sur le comptoir.

 

Je suis un jeune pharmacien de 32 ans et, dans ma mémoire et dans mes lèvres, résonne encore le serment de Galien que j’ai fièrement déclamé. J’ai d’ailleurs promis à l’époque « d’exercer, dans l’intérêt de la santé publique, ma profession avec conscience et de respecter non seulement la législation en vigueur, mais aussi les règles de l’honneur, de la probité et du désintéressement ».

Certes comme tous mes confrères, je surveille le tableau de bord de mon officine et la progression du chiffre d’affaire de mon entreprise. Je le fais de façon à ce que celle-ci  soit pérenne et que les emplois qu’elle génère soient viables ou, encore mieux, qu’elle soit créatrice d’emplois qualifiés. Je travaille 50 heures par semaine minimum dans mon officine et m’attache à ce qu’un pharmacien titulaire soit toujours présent avec son équipe de pharmaciens et de préparateurs. J’effectue régulièrement mes gardes au service de la santé publique.

Je suis fier de pouvoir dire que mes employés travaillent sans pression de rentabilité et que le seul leitmotiv  de la bienséance au comptoir est la délivrance de médicaments et de bons conseils associés dans le respect de la déontologie pharmaceutique. C’est là , ma définition du désintéressement.

C’est pourquoi, je refuse de mettre à disposition du public des « médicaments » dont on connaît les conséquences d’un mésusage car je suis convaincu du caractère purement commercial et non déontologique de la mesure tout comme je suis convaincu que notre maîtrise en matière de conseil  s’en trouvera fortement diminué compromettant la santé de nos patients. On me remercie tous les jours des conseils que notre équipe prodigue au quotidien, on ne me fait jamais part du coût excessif des médicaments d’automédication et des conseils délivrés.

 

Concernant les parapharmacies de grandes et moyennes surfaces et les « pharmaciens » qui sont à leur tête, je doute que leurs objectifs soient les mêmes que ceux de mon équipe en matière de conseil et de rentabilité. Je doute également de l’exercice de leur profession en totale indépendance. Je demande également que soient affichés, dans toutes les pharmacies et toutes les parapharmacie, les diplômes des pharmaciens titulaires ou responsables à l’instar des médecins sur leurs ordonnanciers, de façon à ce que le patient sache qui prend en charge sa santé au comptoir.

Concernant enfin le nombre de diplômes requis pour chaque structure, je demande également que les parapharmacies et les pharmacies soient soumises aux mêmes règles dès lors que les parapharmacies auraient l’autorisation (bien qu’absurde) de délivrer du médicament.

Ainsi, si le quotas de pharmaciens par tranche de chiffre d’affaire traduit une nécessité de présence pharmaceutique pour un certain nombre de clients, les parapharmacies des grandes et moyennes surfaces devraient se doter d’un nombre suffisant de pharmaciens inscrits à l’ordre des pharmaciens.

A moins que l’ensemble des médicaments d’automédication soient considérés comme des biens de consommation sans effet notoire tout comme (à regret) nos gammes de parapharmacie et de compléments alimentaires, ce dont j’ose douter.

 

Je vous remercie du temps que vous m’avez accordé et vous demande de vous positionner instamment sur la mauvaise publicité qui est faite sur notre profession.

 

Je vous pris d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de mon plein dévouement.

 

 

 

 

François VIVET

 

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Mercredi 16 avril 2008
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Jeudi 10 avril 2008

Paru dans le Monde du 10 AVRIL 2008

« Voici le contenu intégral de la note interne adressée par un de ses conseillers politiques au chef de l'Etat. Celle-ci a été rédigée avant la réunion qui s'est tenue mercredi 9 avril à l'Elysée, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, à laquelle participaient des responsables de l'UMP, du Nouveau Centre, du Parti radical, du Forum des républicains sociaux, de la Gauche moderne, des Progressistes, ainsi que Jean-Marie Cavada et Michel Mercier, en vue de constituer un « comité de liaison » de la majorité présidentielle 

1) Plusieurs mouvements récents dans la famille centriste sont à noter.

Votre proposition à Michel Mercier pour appartenir officiellement à la majorité présidentielle a sans doute été un déclencheur puisque le président du groupe UC du Sénat ne s'en est pas caché.

Les ministres centristes (Hervé Morin, Valérie Létard, André Santini – Christian Blanc se tient à l'écart) ont alors redoublé d'assiduité auprès des sénateurs centristes pour leur proposer une alliance plus claire au sein du Nouveau Centre. Le petit groupe prêt à le faire atteindrait aujourd'hui le tiers de l'effectif.

Depuis le lendemain des élections municipales, Michel Mercier a fait savoir à François Bayrou et Marielle de Sarnez qu'il ne les suivrait plus dans des opérations-suicides et sectaires et que c'était là sa responsabilité de trésorier à la fois de l'UDF et du MoDem.

Jean Arthuis, dans une interview au Journal du dimanche, est venu s'aligner pratiquement mot pour mot sur la position de Michel Mercier.

Thierry Cornillet, député européen centriste, que vous avez reçu, a de son côté publié un manifeste pour le Centre qui constitue à la fois une proposition et une analyse pertinente de la situation : le Nouveau Centre ne recrutera pas plus, par contre il est possible de retravailler dans le cadre de l'UDF historique sans François Bayrou.

Dans le même temps, de nombreux élus dans le Grand Ouest, maires de petites villes (Douarnenez, Concarneau, Landerneau, Quimperlé) ne s'affilient pas au Nouveau Centre mais se réclament de l'Union centriste. Pierre Méhaignerie, comme il vous l'a d'ailleurs dit, les encourage dans ce sens. S'ils ne veulent pas venir à l'UMP, il préfère qu'ils n'aillent pas non plus au Nouveau Centre.

2) Derrière ces mouvements variés, plusieurs constantes peuvent nous permettre de continuer à compter sur l'ensemble de la famille centriste pour la recherche d'une majorité au Sénat et d'une majorité au Congrès.

Michel Mercier souhaite sincèrement être ministre et reste très intéressé par la possibilité pour un parlementaire de retrouver son siège directement, comme l'avant-projet de loi constitutionnelle le prévoit.

Jean Arthuis veut conserver la présidence de la commission des finances en septembre prochain.

Pierre Méhaignerie veut rester la référence centriste au sein de l'UMP.

Enfin, il est clair qu'à quelques semaines du versement aux partis politiques de la dotation publique de l'Etat, les sénateurs centristes et de nombreux élus locaux ne veulent plus en faire bénéficier François Bayrou et Marielle de Sarnez, sans pour autant apporter tout cela au Nouveau Centre.

En conclusion, il est possible dans les semaines qui viennent que les UDF centristes historiques récupèrent même matériellement le siège du parti et tous les actifs qui y sont, lesquels appartiennent toujours formellement à l'UDF. Nous nous retrouverions alors avec un parti centriste supplémentaire (l'ancienne UDF) entre le Nouveau Centre et le MoDem.

3) Il est clair que, depuis plusieurs semaines, cette analyse a été faite par Jean-Louis Borloo et son secrétaire général, Laurent Hénart. Le ministre d'Etat multiplie les entretiens et les déjeuners avec l'ensemble de cette mouvance et tente, en vain jusque-là, de la fédérer à son profit.

Dans ce contexte, la réunion que vous présidez [mercredi 9 avril] avec la majorité présidentielle n'en est que plus opportune. »

 

Vu l’énergie que dépense le chef de l’état afin de réduire au silence François Bayrou, il est clair que le Mouvement Démocrate, contrairement à la campagne médiatique exercée, représente potentiellement une véritable puissance.

En fait, cela veut dire que les français sont dans l’âme démocrates,  que cela représente une menace réelle pour la bipolarisation de la vie politique et ce déchaînement contre nous est la preuve de l'importance du rôle que nous pouvons jouer.

Amis démocrates ne perdez pas cela de vue ! Ne vous laissez pas désunir!



Laurence Constant Mouchet

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