Je reviens sur le taux d’absentéisme des employés municipaux de la Ville de Charleville-Mézières, il est important, il est réel.
« Le taux d'absentéisme maladie (incluant toutes formes de congés maladies) croît de 10,26 % en 1997 à 12,55 % en 1999 et 12,97 % en 2001 alors que le taux d'absentéisme maladie des grandes villes se situe plutôt entre 7,3 % et 8,8 % (source : rapport présenté lors de l'assemblée générale des directeurs des ressources humaines des grandes villes de France en mai 2001).[…] La chambre constate que les données disponibles mettent en évidence un absentéisme important et générateur de coûts importants pour la collectivité.
Le différentiel de 5% représente environ 60 employés à temps complet !!
Etre responsable c’est l’entendre, c’est le comprendre, c’est y faire face.
L’entendre, c’est entendre la souffrance des employés municipaux. 12,97% des employés municipaux sont dans un état de santé physique ou moral les empêchant de se rendre à leur travail. Le constat c’est cela !
Ces employés municipaux que l’on a longtemps trompés : la Ville de Charleville Mézières dans un souci de « social » donne un poste, un peu comme on donne un bonbon à un enfant. Vous voyez nous sommes gentil nous avons donné un poste.
Mais de quel poste parle t on ????
Le comprendre, c’est comprendre la réalité des employés communaux :
Que vaut ce genre de poste s’il ne s’inscrit pas comme l’aboutissement d’une compétence réelle, que vaut ce genre de poste s’il n’est pas couplé à de la formation interne, que vaut ce genre de poste s’il ne s’inscrit pas dans un plan de carrière, que vaut ce genre de poste si les moyens ne sont pas donnés et si les missions ne sont pas clairement définies et motivantes.
Que vaut ce genre de poste si les primes complémentaires ne sont pas données par rapport à des objectifs motivants à atteindre mais à l’affectif, que vaut ce genre de poste si l’aboutissement de l’excellence n’est pas une motivation salariale ?
Enfin, que vaut ce genre de « cadeau », dont l’effet pervers étant le fait que la masse salariale dévorant 60% du budget de fonctionnement, quand ces mêmes employés municipaux deviennent contraints à quitter leur ville dont ils ne peuvent plus assumer la fiscalité ?
Il y a là tous les ingrédients aboutissant à l’absentéisme que nous connaissons et qui désespèrent encore plus ceux qui s’efforcent encore d’être présents à leur poste de travail.
Faire face : c’est après avoir entendu et compris trouver des solutions sans attendre.
Il sera important dès les élections terminées d’engager un grand audit sur l’emploi à l’intérieur de la municipalité et de mettre en place un plan d’action pour le bien du tous : d’une part pour la fiscalité, d’autre part pour le moral des employés que la Ville est en train de saccager !
Laurence Constant-Mouchet




