Synthèse à partir de “ Le phénomène d’imposture “ de J. L. COY 1998
et de “ Travail, argent, et dignité “ de P. BU 1998
Ce mot, libéralisme, permet à chacun de disserter suivant ses affinités.
Certains choisissent la doctrine économique : principe de liberté des échanges commerciaux et de la concurrence, “science morale“ évoquée par Sismondi seule capable de stimuler l’initiative privée et d’amener au progrès social. Moyen de garantir la liberté des citoyens et donc celui d’affirmer la souveraineté nationale, (nous en voyons aujourd’hui la déviation).
D’autres, enfin, définissent ce libéralisme comme étant un trait de caractère. Ils citent l’esprit libéral d’un Montesquieu ou d’un Voltaire comme s’il s’agissait d’associer le bon sens et la tolérance, l’ouverture d’esprit et le respect des bonnes règles de conduite morale.
Quiconque regarde les différentes politiques anglo-saxonnes constatera un dévoiement du terme par une interprétation réductrice et mal comprise. La structure sociale américaine et l’idéologie qui la préside amènent ce double problème : soit il y a acceptation d’un système où le politique et l’économique sont indissociables et il importe de faire partie des classes privilégiées et s’il y a refus ou impossibilité, l’adhésion se fait obligatoirement à un monde de plus en plus inadapté parce qu’autarcique.
Pourtant, en théorie, le libéralisme n’est ni sectaire ni laxiste et s’inspire de l’idéal démocratique par son acceptation totale de la diversité sociale. Mais l’homme est guidé par son égoïsme et utilise les actions logiques avec des moyens appropriés à leur fin, c’est l’exemple américain.
Peut-on croire aux doctrines libérales fondées sur la raison, ou aux fausses illusions socialistes ?
Pour Vilfrédo PARETO, les hommes agissent au nom de convictions qu’ils s’empressent d’oublier une fois leur cause gagnée. Pour lui tout se régit selon une loi de type mécanique.
Ce libéralisme devient de l’ultra libéralisme. Sur une apparente neutralité il est à l’image de l’homme qui ne change pas, dans une éternelle lutte du bien et du mal, principe social du dualisme. Il ne dit pas que tout le monde a raison, il se contente de ne pas altérer l’autonomie d’autrui et lui laisse son pouvoir de décision. De ce fait, cette société, dite libérale, se satisfait de solutions consensuelles, elle favorise donc l’éclosion du pire et du meilleurs, sans trouver à y redire.
L’ultralibéralisme se serait forgé une forme de “ morale scientifique “ propre aux bonimenteurs et aux cols blancs qu’il éduque. Le marché devient une procédure pacifique capable de gérer n’importe quel conflit.
De tout cela, la droite nous dit que le bien triomphe toujours et la gauche que le mal est indéracinable et cela au gré des problèmes, (ou des catastrophes), dans une certaine indifférence, (sauf aujourd’hui), comme si bien et mal dépendent des clauses du marché et en subissent les fluctuations.
Comment une société qui fonde son développement économique sur la compétition peut-elle prendre en charge les besoins de tous et en particulier ceux qui ne répondent pas aux critères du défi proposé ???
La notion “d’ordre moral“ dépend avant tout des mœurs en pratique et ne se fonde pas sur la vertu individuelle, dilemme difficile à surmonter pour un système individualiste dans la forme mais solidaire de préceptes “moraux“ collectifs dans le fond. Cet égoïsme de groupe, puisqu’il concerne une certaine classe active, passe pour solidarité.
Cette société ultra libérale se plie d’ordinaire assez bien à ces devoirs “moraux“, pourtant les plus forts, (ou les mieux placés), se réservent un temps pour ménager leurs intérêts personnels.
L’IMPOSTURE
Là, on aperçoit un système qui se démasque, car rien n’est plus aisé que de respecter une obligation sans y croire. Par exemple, on peut respecter le droit des hommes au nom de leur liberté et les protéger sans les respecter.
La démocratie ultra libérale peut cacher ce mépris, elle met en doute les droits essentiels de la personne car elle fait appel à la notion de valeur. Ce qui frappe un citoyen républicain, comme en France, c’est ce face à face des tenants de la bonne volonté et les artisans de cette imposture : je RESPECTE TES DROITS et je te protège mais comment TE RESPECTER puisque tu as perdu ta valeur dans notre société libérale de compétition ??
Une société de rendement et de profit engendre par nature une masse d’inactifs, d’exclus, qui bouleversent l’image du progrès social et cet ordre soi-disant “moral, “ consiste à donner asile et nourriture aux pauvres, même si cela coûte, et générer une population assistée.
Il ne s’agit pas, (je me répète), de partager ou d’associer, (sauf avec les travailleurs qui sont déjà pauvres), mais de protéger sans assimiler. L’exercice du pouvoir consiste alors à bien différencier les classes sociales, exalter les corporatismes quitte à engendrer la corruption.
La crise actuelle met en évidence le phénomène d’imposture avec lequel l’ultra libéralisme dorénavant répandu organise son ordre “moral“ et l’accorde à sa finalité.
Cette crise est celle de tous, supportée par les “ petits“, pendant que les autres, à défaut d’altérer leurs privilèges et décidés à perpétuer un système florissants se satisfont, (et même se réjouissent, à gauche pour les votes des laissés pour compte), en développant des réformes salvatrices, des aides démultipliées, des allocations répétitives. C’est la grande chasse aux inégalités, comme si, tout à coup l’ordre moral prenait un sens.
Et quel ordre “moral“ ?
Etre mieux soigné avec des règles sécuritaires et efficientes ou réserver les meilleurs soins aux plus aisés ?
Détenir une véritable justice citoyenne ou donner aux plus forts les moyens de déjouer une justice trop filandreuse ?
Inciter les petits épargnants à participer à l’effort d’investissement ou les spolier peu à peu de leur mince capital, fruit du labeur d’une vie ?
Le pire est à attendre d’une société qui gère de cette façon la solidarité à coup de règlement, assimile ses sujets à une cohorte soumise et apporte sans choisir le mal et le bien comme moteur obligatoire d’un même principe d’évolution.
Aucun système, répressif ou non, ne pourra contenir durablement des millions d’hommes désespérés.
Il existera toujours une autre voie entre celle de l’ultra libéralisme et celle de l’étatisme. Dans cette autre voie l’homme aura toute sa place s’il sait respecter ses semblables.
Bonjour Tom,
L'Europe UNIE est une nécessité évidente de fonctionnement, dans tous les domaines.
Bien sûr il ne m'appartient pas d'émettre un jugement sur la politique Américaine.
Je suis triste de constater : que d'une part nous subissons en direct, de façon violente pour tant de nos concitoyens, non seulement l'effet de leur folie économique, mais surtout de notre manque de résistance, conséquence de notre impuissance à réguler.
Il sera terriblement difficile d'aboutir à une véritable homogénéité entre 27 pays aux économies différentes et aux intérêts divers.
Néanmoins, je souhaite vivement que la cause COMMUNE soit lucidement vue par tous.
Abandonnons nos clivages dans nos propres pays et travaillons ensemble entre les états concernés.
Au niveau économique, la crise des subprimes va toucher TOUS les citoyens de notre pays.
CH. Lagarde, elle même, ne cache pas que la reconfiguration du paysage financier va impacter directement notre économie. A une crise financière va s'ajouter une crise économique. Le déroulement Tom, nous le savons TOUS, à droite à gauche, au centre...(nous en parlons entre nous assez).
Nous allons entrer en récession en fin d'année(sauf peinture de façade), les emplois seront gelés (les heures sup sont maintenant défiscalisées...), cela va entraîner une hausse du chômage, le pouvoir d'achat en subira les conséquences, les entreprises ne pourront plus investir....
Le tableau est noir, mais il est REEL! et le gouvernement ne possède plus aucune marge de manoeuvre...
Arrêtons les polémiques, travaillons ensemble à ce niveau, soyons force de proposition.
Au niveau des textes régissant l'Europe, bien courageux est celui qui les lis, tellement tout est fait pour empêcher le citoyen de s'approprier cette pensée. L'Europe?, disent nos concitoyens, vous avez dit l'Europe?? Personne n'en comprend le fonctionnement.
Pourtant, notamment la génération à venir (la seule qui n'a pas connue la guerre...), souhaite travailler ensemble. Pourtant, le français moyen en subit directement les conséquences tous les jours au travers le vide de son panier à commissions, au travers sa souffrance à ne pas arriver à nourrir sa famille.
L'ancienne génération politique, qui a bénéficié d'un tapis rouge, qui a ruiné la France, nous incite à dépenser moins, et cela est vrai nous ne pourrons faire autrement... mais elle culpabilise le français moyen, parcequ'il n'arrive pas à nourrir sa famille, alors que cet héritage est le résultat de cette génération politique.
C'est pourquoi, je souhaite, comme le propose F. Bayrou, faire de la politique autrement, en toute sincérité.
Travaillons pour notre pays, pour les générations à venir.
Pendant que nous nous battons entre droite, gauche, centre, les choses se jouent sans nous.
Travaillons ensemble, les sensibilités et intelligences diverses apportent chacune leur part de réalité. Le seul impératif devant être la loyauté, l'honnêteté la sincérité, et non les petits arrangements entre amis.
Je sais, pour les avoir rencontrés, et par devoir d'honnêteté dire que, à droite, à gauche, et au centre, dans notre chef lieu,notre département, notre région, il est possible de trouver des gens de dialogue.
Encourageons à aller dans ce sens (tous) les élus aux manettes. (Vous voyez Tom, la non élue que je suis est bonne joueuse!)
Allez, je citerai quelqu'un que vous devez connaître :
"Quand les Etats Unis toussent, l'Europe s'enrhume, la crise des subprimes a été très nettement sous-estimée et ce n'est pas fini". (Didier Migaud, Président socialiste de la commission des finances de l'Assemblée Nationale.)
Si la première pierre n'est pas solide, l'édifice s'effondre, raison pour laquelle, pour l'Europe :
Je rêve, en premier lieu, d'une ville et d'un pays fort et uni, où l'humanisme en serait la première des valeurs.
Laurence Constant Mouchet