Mardi 29 avril 2008
Robert Rochefort, Directeur du Credoc, se trouvait  bien entendu parmi nous à la Maison de la Chimie.
Il a rappelé que le terme "pouvoir d'achat" était un mot "valise", raison pour laquelle le dernier discours du Chef de l'Etat est resté bien vague sur ce sujet.

Les vrais difficultés se traduisant par :

L'émergence des travailleurs pauvres, du problème du logement, voire des travailleurs pauvres (y compris des fonctionnaires) SANS logement.

L'impossibilité des classes moyennes à se projeter dans l'avenir, leurs salaires étant pratiquement stables depuis 10 ans.

Alors faut il consommer plus???

La réalité montre que les économies faites  par la population actuellement, se portent sur l'alimentation afin de pouvoir effectuer des achats annexes. Ces achats annexes signant une continuité d'appartenance à la société actuelle (téléphone portable, ordinateur, écran plat...).

Faut il proposer un nouveau modèle de société, avec d'autres valeurs, et proposer  plutôt un modèle de croissance qualitative?

Robert  Rochefort était également à Villepinte lorsque nous nous sommes réunis pour le congrès fondateur. Son exposé sur le pouvoir d'achat est toujours d'actualité... Ecoutez....


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Mardi 29 avril 2008


Présente, bien entendu, à la convention des élus du 26 Avril 2008, je souhaite vous faire partager de précieux moments. Ainsi cette intervention de Jean Lassalle : bien sûr les valeurs partagées entre lui et François Bayrou. Mais également au delà des mots, cette amitié profonde qui donne du sens à ces mêmes valeurs.

Quand les mots, ne sont pas que des mots...

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Lundi 28 avril 2008

Modèle de société

"Notre modèle, c'est la loi du plus juste"

À Bordeaux le 7 février, devant près de 4000 personnes, François Bayrou a proposé au pays un "nouveau contrat social et républicain".

 

"La France ne veut ni la société de l'un des candidats que l'on essaye de nous imposer, ni la société de l'autre.

L'une est dure pour les faibles, douce pour les puissants. On fait applaudir en meeting ceux qui se lèvent tôt et siffler ceux qui ne se lèvent pas … Ceux qui ne se lèvent pas, ou plus, pour la plupart d'entre eux, souhaiteraient eux aussi avoir un travail. Se lever le matin.

La société de l'autre, c'est un modèle que nous avons essayé, et qui a échoué. Il repose sur l'idée que l'État va s'occuper de tout. Pour nourrir cet État-là, il faudra augmenter considérablement les impôts, les prélèvements obligatoires - déjà en tête de tous les classements mondiaux.

Nous voulons une République honnête, un État impartial. Nous aimons la République qui s'appelle liberté, qui s'appelle égalité, qui s'appelle fraternité. Ce sont trois vertus de résistance. Parce que la liberté n'est pas naturelle : ce qui est dans l'ordre de la nature, c'est la loi du plus fort. L'égalité n'est pas naturelle, c'est l'inégalité qui l'est. La fraternité non plus, mais le chacun pour soi.

Notre modèle n'est pas la loi du plus fort, c'est la loi du plus juste.

Ce modèle social commence à l'école. L'école n'est pas seulement un lieu d'éducation et de savoir : c'est la clef de la cohésion nationale. A chaque Français, la République dit : "Par l'école, tu auras ta chance !". Prenons l'engagement de faire de l'école un lieu où les enseignants, les élèves, le savoir soient en sécurité.

Deuxième chapitre de notre contrat républicain : les banlieues. Faire de la concentration sociale fut une grande erreur. Je veux réintroduire la mixité sociale, imposer du logement social dans tous les programmes de logement. En direction des quartiers qui sont de fait, aujourd'hui, fermés, je souhaite un programme de transports : Clichy-sous-Bois est à quinze kilomètres de Paris, mais il faut une heure et demie pour aller à Paris ! Nous devons organiser le retour de l'État dans ces quartiers. Nous avons besoin d'une police de proximité, avec des recrutements dédiés aux quartiers pour qu'ils soient stables dans le temps, pour que les policiers soient capables d'interpeller les gamins en les appelant par leur prénom. Il y aura un sous-préfet dans chacun des quartiers, avec une administration, avec obligation de résidence. Et il faut de la démocratie : des conseils de quartier seront élus, qui se réuniront sous l'autorité du Maire.

Je défendrai un service civique universel de six mois, à partir de dix-huit ans. Le service militaire était injuste dans sa conception et inadapté : au lieu de l'abandonner, il aurait fallu proposer une démarche différente, humanitaire, universelle : garçons et filles, riches et pauvres. Une période où l'on sorte de son univers familier pour découvrir une autre sensibilité de la France, pour apprendre des choses utiles dans la société.

Combattons la souffrance sociale, l'exclusion. Le secteur de la santé mentale se sent abandonné ; parfois, les malades aussi ne trouvent plus de place dans notre société. Le nombre de bénéficiaires du RMI a augmenté depuis 5 ans. Parmi eux, des gens qui n'osent plus sortir de chez eux, qui n'osent pas avouer à leurs proches leur situation. Enfermés parce que, lorsqu'un travail est possible, il entraîne de telles difficultés, de telles dépenses, de telles pertes d'avantages divers, que l'on est conduit à refuser l'emploi.

Toute personne qui choisit le travail plutôt que l'assistance, doit y gagner ! Cela impose une simplification de toutes les aides, unifiées en une allocation qui tiendra compte de la situation de chacun, et cumulable de manière dégressive avec la reprise d'emploi. Et à toute personne aujourd'hui réduite à l'inactivité, je veux qu'en plus du modeste mandat qu'on lui verse mensuellement, on lui offre une activité au service de la société, si elle a les capacités physiques ou mentales nécessaires. Une activité indemnisée, dans une collectivité locale ou une association.

Je souhaite une nouvelle démocratie sociale, qui reconstruise la légitimité de la société face à celle de l'État. Qu'en matière sociale, on ne puisse plus voter une loi sans l'avoir déposée trois mois auparavant devant les partenaires sociaux. Nous devrions retrouver, entre l'État et les citoyens, des "corps intermédiaires" capables d'exprimer, face à l'État, la compétence des citoyens.

Cette France, celle de la loi du plus juste, défend un modèle de société auquel beaucoup d'autres peuples pourront se référer. Elle retrouve sa vocation et son Histoire. Elle retrouve l'espoir."

 

(Discours de Bordeaux 2007).

Aujourd'hui le Mouvement Démocrate dit toujours :

Entre un projet de société fondé sur l'assistance sur notre gauche, et un projet fondé trop souvent sur l'arrogance sur notre droite, il y a un immense espace pour le projet de société défendu par le MoDem.

"Nicolas Sarkozy a dit jeudi soir : je crois au capitalisme et à la mondialisation. Moi je crois à l'humanisme et à la justice" François Bayrou.




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Lundi 28 avril 2008



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Samedi 26 avril 2008

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