Mardi 29 avril 2008
Robert Rochefort, Directeur du Credoc, se trouvait  bien entendu parmi nous à la Maison de la Chimie.
Il a rappelé que le terme "pouvoir d'achat" était un mot "valise", raison pour laquelle le dernier discours du Chef de l'Etat est resté bien vague sur ce sujet.

Les vrais difficultés se traduisant par :

L'émergence des travailleurs pauvres, du problème du logement, voire des travailleurs pauvres (y compris des fonctionnaires) SANS logement.

L'impossibilité des classes moyennes à se projeter dans l'avenir, leurs salaires étant pratiquement stables depuis 10 ans.

Alors faut il consommer plus???

La réalité montre que les économies faites  par la population actuellement, se portent sur l'alimentation afin de pouvoir effectuer des achats annexes. Ces achats annexes signant une continuité d'appartenance à la société actuelle (téléphone portable, ordinateur, écran plat...).

Faut il proposer un nouveau modèle de société, avec d'autres valeurs, et proposer  plutôt un modèle de croissance qualitative?

Robert  Rochefort était également à Villepinte lorsque nous nous sommes réunis pour le congrès fondateur. Son exposé sur le pouvoir d'achat est toujours d'actualité... Ecoutez....


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Mercredi 16 avril 2008


Devant l'incitation de plus en plus forte, de considérer et de traiter les médicaments comme une simple marchandise de grande surface, de nombreux pharmaciens interpellent leurs représentants  afin de rappeler la mission de conseil, faisant partie intégrante de leur profession.

Cette mission de conseil est primordiale, notamment pour personnes les plus démunies.

Ainsi, j'ai accepté de publier la correspondance suivante : 

François VIVET

Pharmacien

 

 

  le 6 avril 2008

 

 

 

 

A l’attention de Monsieur Jean PARROT, Président de l’ordre national des Pharmaciens

 

 

Monsieur le Président,

 

 

Je viens par la présente vous faire part de mon indignation concernant une publicité télévisuelle lancée par les centres E. LECLERC à propos d’une certaine catégorie de médicaments. Permettez moi de manifester ma plus profonde tristesse devant le mépris dont fait preuve Monsieur Michel Edouard LECLERC au sujet du médicament en général, de notre métier et de la santé en particulier.

 En effet, n’est-il pas affligeant d’assister de façon passive aux raccourcis simplistes mettant en scène des médicaments comme s’il s’agissait de biens de consommation banals ou de produits de luxe (pire encore lorsqu’on sait que la santé n’a pas de prix) ?

N’est-il pas choquant de laisser notre corps de métier se faire insulter et, de façon sous-entendue, traiter de voleur ? Cela démontre une méconnaissance certaine de notre profession et une volonté très « capitalistique » de se faire de l’argent sur le dos de la santé.

Nous n’avons pas de leçons à recevoir de personnes qui, sans scrupules, affichent récemment une hausse insolente des prix des biens alimentaires.

 

Vous n’avez pas affirmé votre désaccord concernant le passage en libre accès de certains médicaments d’automédication. Je vous en ai fait part lors d’un précédent courrier et vous m’avez répondu clairement.

Sachez que je ne partage toujours pas votre point de vue à ce sujet.

Après avoir consulté la liste officieuse des médicaments d’automédication devant être bientôt libres d’accès, je m’insurge de laisser et de voir notre maîtrise du conseil considérablement amoindrie. En effet, il devient extrêmement délicat de faire un bon conseil lorsqu’un patient, motivé par une mise en avant ou bien par le ressassement incessant de la publicité, vous pose une boite sur le comptoir.

 

Je suis un jeune pharmacien de 32 ans et, dans ma mémoire et dans mes lèvres, résonne encore le serment de Galien que j’ai fièrement déclamé. J’ai d’ailleurs promis à l’époque « d’exercer, dans l’intérêt de la santé publique, ma profession avec conscience et de respecter non seulement la législation en vigueur, mais aussi les règles de l’honneur, de la probité et du désintéressement ».

Certes comme tous mes confrères, je surveille le tableau de bord de mon officine et la progression du chiffre d’affaire de mon entreprise. Je le fais de façon à ce que celle-ci  soit pérenne et que les emplois qu’elle génère soient viables ou, encore mieux, qu’elle soit créatrice d’emplois qualifiés. Je travaille 50 heures par semaine minimum dans mon officine et m’attache à ce qu’un pharmacien titulaire soit toujours présent avec son équipe de pharmaciens et de préparateurs. J’effectue régulièrement mes gardes au service de la santé publique.

Je suis fier de pouvoir dire que mes employés travaillent sans pression de rentabilité et que le seul leitmotiv  de la bienséance au comptoir est la délivrance de médicaments et de bons conseils associés dans le respect de la déontologie pharmaceutique. C’est là , ma définition du désintéressement.

C’est pourquoi, je refuse de mettre à disposition du public des « médicaments » dont on connaît les conséquences d’un mésusage car je suis convaincu du caractère purement commercial et non déontologique de la mesure tout comme je suis convaincu que notre maîtrise en matière de conseil  s’en trouvera fortement diminué compromettant la santé de nos patients. On me remercie tous les jours des conseils que notre équipe prodigue au quotidien, on ne me fait jamais part du coût excessif des médicaments d’automédication et des conseils délivrés.

 

Concernant les parapharmacies de grandes et moyennes surfaces et les « pharmaciens » qui sont à leur tête, je doute que leurs objectifs soient les mêmes que ceux de mon équipe en matière de conseil et de rentabilité. Je doute également de l’exercice de leur profession en totale indépendance. Je demande également que soient affichés, dans toutes les pharmacies et toutes les parapharmacie, les diplômes des pharmaciens titulaires ou responsables à l’instar des médecins sur leurs ordonnanciers, de façon à ce que le patient sache qui prend en charge sa santé au comptoir.

Concernant enfin le nombre de diplômes requis pour chaque structure, je demande également que les parapharmacies et les pharmacies soient soumises aux mêmes règles dès lors que les parapharmacies auraient l’autorisation (bien qu’absurde) de délivrer du médicament.

Ainsi, si le quotas de pharmaciens par tranche de chiffre d’affaire traduit une nécessité de présence pharmaceutique pour un certain nombre de clients, les parapharmacies des grandes et moyennes surfaces devraient se doter d’un nombre suffisant de pharmaciens inscrits à l’ordre des pharmaciens.

A moins que l’ensemble des médicaments d’automédication soient considérés comme des biens de consommation sans effet notoire tout comme (à regret) nos gammes de parapharmacie et de compléments alimentaires, ce dont j’ose douter.

 

Je vous remercie du temps que vous m’avez accordé et vous demande de vous positionner instamment sur la mauvaise publicité qui est faite sur notre profession.

 

Je vous pris d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de mon plein dévouement.

 

 

 

 

François VIVET

 


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Mardi 8 avril 2008








Les Jeux Olympiques sont le symbole planétaire de la paix.

Il est important que les sportifs soient présents à ces J.O.

Leur présence, leurs réussites seront autant de petits drapeaux faisant s’envoler les prières d’un monde meilleur, respectueux des droits de l’homme.

Aux politiques de prendre leurs responsabilités, leur présence ou leur absence notamment à la cérémonie d’ouverture des JO feront sens.

 Simplement,

Le reste ne sera que balivernes et logorrhée.


 




















POUR MA FAMILLE et MOI MEME CET ENGAGEMENT EST EFFECTIF ET CONCRET DEPUIS 2002


Laurence Constant -Mouchet


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Jeudi 27 mars 2008

Il y a des jours où l’engagement politique prend un autre sens. Il y a des jours où des individus obligent les politiques à avancer.

 

Et pourtant tout cela est tellement complexe.

 

Cela commence avec le sens de notre vie, jusqu’au sens de notre mort, avec entre les deux le sens de notre existence. Soyons en conscients, cela mélange le religieux ou l’absence de religieux (au choix) avec l’ordonnancement de nos vies citoyennes régit par la Loi.

 

L’individu peut il décider ou non de sa mort ? L’état peut il accepter ce choix, les religions peuvent elles accepter ce choix ?

 

Chantal Sébire savait. Elle savait l’issue de sa maladie. Elle savait les décisions qui seraient prises, concernant son souhait d’euthanasie active. Mais elle a souhaité raviver le questionnement, jusqu’au bout elle a été citoyenne. Jusqu’au bout elle a dit : « voyez l’incohérence de ce système, mettez la question sur la table ! »

 

C’est bien pour cela qu’elle a refusé de bénéficier des mesures proposées par loi Leonetti L’auteur de cette Loi est Jean Leonetti, UMP, 2005). Loi qui pourtant a été une avancée majeure.

 

Il est des jours où on n’aurait pas envie, pas envie d’être à la place de Jean Pierre Alacchi, procureur de la République de Dijon, qui devait décider ou non de l’autopsie…

 

Et pourtant, c’est uniquement grâce aux résultats de l’autopsie, que l’on pourra à nouveau remettre le débat sur la table. Telle est la loi, quand on sait, on ne peut pas faire comme si on ne savait pas. Et il savait. Quand on cherche, on trouve et après il va falloir en assumer les résultats…

 

Que l’on ne s’y trompe pas. Nous sommes tous de futurs malades…notre vie , ne durera qu’un temps et nous serons mis en face de cette problématique pour nous même ainsi que pour ceux que nous aimons…

 

Que l’on ne s’y trompe pas, des pressions de responsables religieux puissants seront exercées.

 

Il est important de ne pas légiférer, en climat passionnel et en cela je suis en plein accord avec Bernard Accoyer.

 

Néanmoins, il sera nécessaire de faire avancer ce débat d’un grand pas. Le geste de Chantal Sébire ne nous laisse pas le choix. En politique, le courage, n’est pas le moindre des pré -requis. Ne faudrait-il pas envisager une formule d’exception à la réglementation en vigueur, allant dans le sens suivant : une demande posée par un individu, étudiée par un collège de médecins et une décision rendue par le juge ?

 

Il y a des jours où l’engagement politique prend tout son sens. En ce moment, nous pouvons dire aux enfants de Mme Sébire : Votre maman a été une grande citoyenne.


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