Dimanche 13 juillet 2008

MODEM ARDENNES – SCRUTINS DU 27 SEPTEMBRE 2008

INFORMATION

Le 27 septembre prochain se tiendront les élections pour la constitution des instances départementales du Mouvement Démocrate. Dans l’immédiat, il s’agit de recueillir les candidatures conformément à l’appel lancé début juin par Isabelle Fairy fixant la date limite de présentation des candidatures au 31 juillet. Les modalités pratiques des votes seront communiquées prochainement.

L’ensemble des dispositions qui régissent les instances départementales procède à la fois de l’article 15 des Statuts du Mouvement démocrate, de l’article 4 du Règlement intérieur national et de l’article 3 du Règlement intérieur départemental.

1)      Conseil départemental (premier scrutin) :

a)   Composition

Le Conseil départemental se compose de membres élus à raison d’un représentant par fraction de 10 adhérents jusqu’à 500 adhérents et d’un représentant par fraction de 20 adhérents au-delà de 500 adhérents. Le Conseil départemental ne peut pas comprendre moins de 20 membres élus.

En outre, siègent de droit au Conseil départemental, pourvu qu’ils soient membres du Mouvement Démocrate : les parlementaires nationaux ou européens, les conseillers généraux et régionaux, les maires et les présidents d’un établissement public de coopération intercommunale élus dans le département.

b)   Attributions – Durée du mandat

Le Conseil départemental est élu pour trois ans au scrutin proportionnel de liste à la plus forte moyenne. Il constitue l’organe délibératif du Mouvement départemental.

c)   Election

Toute liste de candidats au Conseil du Mouvement départemental présente alternativement une personne de sexe différent. Les listes incomplètes sont recevable dès lors qu’elles comportent au moins autant de candidats que la moitié des sièges à pourvoir.

2)      Présidence départementale (second scrutin) :

a)   Composition

Dans le cadre d’une direction collégiale, la présidence départementale comporte cinq membres qui s’obligent à une action solidaire.

b)   Attributions

La présidence assure la représentation et l’animation du Mouvement départemental. Elle désigne un trésorier. Le président représente le Mouvement départemental au sein du Conseil national.

La présidence dirige les assemblées générales, les réunions du Conseil départemental et du Bureau.

c)   Election

La présidence est élue pour trois ans par les adhérents au scrutin proportionnel à deux tours, à la plus forte moyenne, sur listes complètes.

Au premier tour de scrutin, le président du Mouvement départemental est le premier candidat de la liste arrivée en tête, si elle a obtenu au moins 40 % des suffrages exprimés. Si cette condition n’est pas remplie, un second tour est organisé. Seules peuvent s’y présenter les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés.

Au second tour de scrutin, le président du Mouvement départemental est le premier candidat de la liste arrivée en tête.

Les autres candidats élus sont vice-présidents du Mouvement départemental.

3)      Représentants à la Conférence nationale (troisième scrutin) :

a)   Composition

En application de l’article 8 des statuts du Mouvement Démocrate, la conférence nationale qui se réunit au moins une fois par an, est formée, entre autres, d’un collège de membres élus pour trois ans.

b)   Attribution

Chaque département dispose d’un siège pour vingt adhérents et d’un minimum de deux membres par circonscription législative, dans le respect de la règle de la parité.

c)   Election

Dans le cadre départemental, le mode d’élection est celui du scrutin de liste à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne. Le scrutin doit avoir lieu le même jour pour tous les départements. Les candidatures doivent être déposées au moins 21 jours avant la date prévue du scrutin qui rappelons le se tiendra le 27 septembre 2008.

rappel

LA DATE LIMITE DE DéPôT DES CANDIDATURES A été fixée au 31 JUILLET.

LA LISTE éLECTORALE DEVANT ÊTRE établie sur la base de la liste des adhéREnts, IL CONVIENT d’être à JOUR DE SA COTISATION POUR PARTICIPER AUX DIFFéRENDS SCRUTINS.

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Mardi 13 mai 2008

Bayrou, ce moucheron que Sarko n'arrive pas à écraser

Par Nicolas Domenach. Isolé à l'Assemblée, persécuté par la droite et la gauche réunies, le Béarnais reste présent dans le coeur des Français.

 

François Bayrou est seul. Très seul. De plus en plus seul, exilé là-haut tout là-haut, au plus haut des gradins de l'Assemblée nationale avec les non inscrits, dans ce qu'il appelle « le pigeonnier de la liberté ». Solitaire donc, mais vivant. A ses côtés ne reste plus que son ami Pyrénéen, le fidèle Jean Lassalle, ce géant chantant qui bat des mains comme des ailes quand son chef tente de prêcher… dans le désert parlementaire.

La droite fait en effet comme s'il n'existait plus, ne lui accordant pas même l'aumône d'un regard ou d'une attention lorsqu'il se manifeste. Le brouhaha du mépris accompagne ses rares propos. L'UMP se distrait ostensiblement, mais la gauche aussi, qui ne veut pas lui accorder davantage d'existence, encore moins peut-être, et vaque à son courrier comme à ses conversations quand le président de l'UDF s'exprime à la tribune de l'Assemblée nationae. C'est rare ; le règlement du parlement est fait justement pour que les orphelins de groupe soient réduits à la portion congrue. Or, la portion congrue, encore plus réduite après sa défaite aux municipales dans sa bonne ville de Pau, cette demi-portion que les derniers des derniers sénateurs UDF ont entrepris d'abandonner sous la férule exigeante du président de la République en personne, cet avorton du Centre ne perd pas le sourire.

Bayrou, « Lou ravi du Béarn » comme l'appellent méchamment ses ennemis, et il en a beaucoup, a été requinqué par les récentes enquêtes d'opinion qui prouvent qu'il existe encore. C'est la force de ce thermomètre-sondagier, il peut vous donner une « bonne » fièvre. Il y a d'abord eu le sondage CSA-Marianne qui lui accordait 19 % d'intention de vote pour la prochaine élection présidentielle. Soit un point de plus qu'après le premier tour de 2007, alors qu'il a raté l'entre deux tours et que la stratégie d'alliance tous azimuts aux élections municipales a été pour le moins erratique. Nicolas Sarkozy en a pourtant profité pour répéter la consigne d'extermination et s'énerver contre ceux qui ne la suivent pas, tel Alain Juppé : « il faut écraser l'infâme… ». Le chef de l'Etat est bien obsédé par ce moucheron dont il ne parvient pas à se débarrasser.

Car la stratégie d'éradication poursuivie par le président en personne ne fait pas de doute. Il l'a suffisamment répété à ses proches, parfois avec colère, car leur écoute est trop molle, nonchalante : « Nous avons laissé Bayrou survivre en 2002 et il n'a cessé de nous pourrir la vie. Il faut éviter à tout prix qu'il puisse nous prendre des voix en 2012 ». Voilà pourquoi les manœuvres de déstabilisation ont repris de plus belle au Sénat - un sénateur en moins c'et de l'argent en moins pour le parti bayrouiste - et voilà pourquoi Sarkozy presse aussi le Nouveau Centre de se structurer et de s'organiser davantage ; le jeune Christophe Lagarde, député de Seine Saint-Denis est ainsi particulièrement mis en avant, car lui connaît bien Bayrou et peut donc lui faire mal… », dit-on à l'Elysée.

Mais Bayrou commence à avoir le cuir vraiment épais, même si lui pèse cette quarantaine de pesteux qu'il doit subir avec Marielle de Sarnez. Tant que les Français et les militants ne le lâchent pas, ça va. Or non seulement ils ne l'ont pas rayé du paysage mais encore ils veulent le réintroduire dans le jeu. C'est lui qu'ils plébiscitent ainsi comme futur Premier ministre pour succéder à Fillon, loin devant Kouchner, Alliot-Marie, Juppé, Borloo, Dati… Il a en lui quelque chose de calme, de déterminé, de paysan, et pour cause, qui rassure face au président Zébulon. En dépit des critiques sur ses inconséquences et sa grosse tête, sa personnalité ne rebute pas. Mais plus encore, ses critiques de fond du sarkozysme sont partagées par les Français, alors qu'il les a exprimées le plus tôt et le plus durement : son refus de l'argent roi et du culte des idoles tocs comme de la réussite tic, son exigence de partage et d'équité, ses appels à plus de retenue dans l'exercice d'une fonction royale que ce spécialiste d'Henri IV a toujours voulue plus majestueuse et plus rassembleuse, son langage de vérité sur les déficits et son exigence de ne plus jeter l'argent par les fenêtres, sa détestation du modèle américain de consommation et de perte d'être… »etc… Sur le fond, les Français lui ont donné raison !

Mais les classes populaires et moyennes qui se détachent de Sarkozy vont-elles aller vers lui, qui ne parvient pas à constituer d'équipe ? Les perspectives sont plus souriantes aujourd'hui qu'hier : pour les élections européennes, ce sera plus facile qu'aux municipales avec la proportionnelle régionale. Et puis les militants n'ont pas déserté: alors que UMP et PS perdent plus de 30 % de leurs adhérents. Un constat le ravi : les foules déçues du sarkozysme ne se tournent pas d'enthousiasme, il s'en faut, vers une gauche préoccupée d'abord de ses affrontements nombrilistes.

Bayrou, sûr de son coup, a prophétisé un éclatement du PS dont il attend avec impatience les retombées. Ca ne dépend pas de lui certes, et si le Parti socialiste échappait à ses démons de la division, là ce serait plus coton. Le patron du Modem n'est donc pas maître de son destin et paraît parfois plus enclin à accrocher sa charrue à sa bonne étoile qu'à creuser profond son sillon pragmatique. Mais Bayrou a le sourire confiant des nouveaux évangélistes qui ont vu Dieu ou la mort de près : il décrit avec sérénité le long chemin ouvert devant ses pas. Un chemin difficile, escarpé, un chemin d'épreuves souvent et de croix parfois, mais il avait prévu l'échec du sarkozysme, puis la fracture de la gauche et enfin sa percée. Il y a près de 20 ans, il me disait et me répétait en privé : « je créerai une force autonome, je me présenterai à la présidentielle : la première fois, je ferai un score à un chiffre, la seconde fois, ce sera à deux chiffre, la troisième fois, je gagnerai… ». Il y croit… Vous comprenez pourquoi Sarkozy, Copé et les autres veulent l'enterrer vivant.

Lundi 12 Mai 2008 - 13:39
Nicolas Domenach

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Mardi 29 avril 2008


Présente, bien entendu, à la convention des élus du 26 Avril 2008, je souhaite vous faire partager de précieux moments. Ainsi cette intervention de Jean Lassalle : bien sûr les valeurs partagées entre lui et François Bayrou. Mais également au delà des mots, cette amitié profonde qui donne du sens à ces mêmes valeurs.

Quand les mots, ne sont pas que des mots...

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Lundi 28 avril 2008

Modèle de société

"Notre modèle, c'est la loi du plus juste"

À Bordeaux le 7 février, devant près de 4000 personnes, François Bayrou a proposé au pays un "nouveau contrat social et républicain".

 

"La France ne veut ni la société de l'un des candidats que l'on essaye de nous imposer, ni la société de l'autre.

L'une est dure pour les faibles, douce pour les puissants. On fait applaudir en meeting ceux qui se lèvent tôt et siffler ceux qui ne se lèvent pas … Ceux qui ne se lèvent pas, ou plus, pour la plupart d'entre eux, souhaiteraient eux aussi avoir un travail. Se lever le matin.

La société de l'autre, c'est un modèle que nous avons essayé, et qui a échoué. Il repose sur l'idée que l'État va s'occuper de tout. Pour nourrir cet État-là, il faudra augmenter considérablement les impôts, les prélèvements obligatoires - déjà en tête de tous les classements mondiaux.

Nous voulons une République honnête, un État impartial. Nous aimons la République qui s'appelle liberté, qui s'appelle égalité, qui s'appelle fraternité. Ce sont trois vertus de résistance. Parce que la liberté n'est pas naturelle : ce qui est dans l'ordre de la nature, c'est la loi du plus fort. L'égalité n'est pas naturelle, c'est l'inégalité qui l'est. La fraternité non plus, mais le chacun pour soi.

Notre modèle n'est pas la loi du plus fort, c'est la loi du plus juste.

Ce modèle social commence à l'école. L'école n'est pas seulement un lieu d'éducation et de savoir : c'est la clef de la cohésion nationale. A chaque Français, la République dit : "Par l'école, tu auras ta chance !". Prenons l'engagement de faire de l'école un lieu où les enseignants, les élèves, le savoir soient en sécurité.

Deuxième chapitre de notre contrat républicain : les banlieues. Faire de la concentration sociale fut une grande erreur. Je veux réintroduire la mixité sociale, imposer du logement social dans tous les programmes de logement. En direction des quartiers qui sont de fait, aujourd'hui, fermés, je souhaite un programme de transports : Clichy-sous-Bois est à quinze kilomètres de Paris, mais il faut une heure et demie pour aller à Paris ! Nous devons organiser le retour de l'État dans ces quartiers. Nous avons besoin d'une police de proximité, avec des recrutements dédiés aux quartiers pour qu'ils soient stables dans le temps, pour que les policiers soient capables d'interpeller les gamins en les appelant par leur prénom. Il y aura un sous-préfet dans chacun des quartiers, avec une administration, avec obligation de résidence. Et il faut de la démocratie : des conseils de quartier seront élus, qui se réuniront sous l'autorité du Maire.

Je défendrai un service civique universel de six mois, à partir de dix-huit ans. Le service militaire était injuste dans sa conception et inadapté : au lieu de l'abandonner, il aurait fallu proposer une démarche différente, humanitaire, universelle : garçons et filles, riches et pauvres. Une période où l'on sorte de son univers familier pour découvrir une autre sensibilité de la France, pour apprendre des choses utiles dans la société.

Combattons la souffrance sociale, l'exclusion. Le secteur de la santé mentale se sent abandonné ; parfois, les malades aussi ne trouvent plus de place dans notre société. Le nombre de bénéficiaires du RMI a augmenté depuis 5 ans. Parmi eux, des gens qui n'osent plus sortir de chez eux, qui n'osent pas avouer à leurs proches leur situation. Enfermés parce que, lorsqu'un travail est possible, il entraîne de telles difficultés, de telles dépenses, de telles pertes d'avantages divers, que l'on est conduit à refuser l'emploi.

Toute personne qui choisit le travail plutôt que l'assistance, doit y gagner ! Cela impose une simplification de toutes les aides, unifiées en une allocation qui tiendra compte de la situation de chacun, et cumulable de manière dégressive avec la reprise d'emploi. Et à toute personne aujourd'hui réduite à l'inactivité, je veux qu'en plus du modeste mandat qu'on lui verse mensuellement, on lui offre une activité au service de la société, si elle a les capacités physiques ou mentales nécessaires. Une activité indemnisée, dans une collectivité locale ou une association.

Je souhaite une nouvelle démocratie sociale, qui reconstruise la légitimité de la société face à celle de l'État. Qu'en matière sociale, on ne puisse plus voter une loi sans l'avoir déposée trois mois auparavant devant les partenaires sociaux. Nous devrions retrouver, entre l'État et les citoyens, des "corps intermédiaires" capables d'exprimer, face à l'État, la compétence des citoyens.

Cette France, celle de la loi du plus juste, défend un modèle de société auquel beaucoup d'autres peuples pourront se référer. Elle retrouve sa vocation et son Histoire. Elle retrouve l'espoir."

 

(Discours de Bordeaux 2007).

Aujourd'hui le Mouvement Démocrate dit toujours :

Entre un projet de société fondé sur l'assistance sur notre gauche, et un projet fondé trop souvent sur l'arrogance sur notre droite, il y a un immense espace pour le projet de société défendu par le MoDem.

"Nicolas Sarkozy a dit jeudi soir : je crois au capitalisme et à la mondialisation. Moi je crois à l'humanisme et à la justice" François Bayrou.




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Lundi 28 avril 2008



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