Lundi 7 avril 2008



Le courage en politique, n’est jamais pour me déplaire…


Charleville Mézières, est actuellement tristement à la une de l’actualité du fait du jugement de Michel Fourniret et l’ignominie des crimes exercés. Je laisserai, à ce propos, travailler comme il se doit la justice.

De toutes mes forces je soutiendrai, en toute sincérité, l’ensemble des victimes ainsi que leurs familles.

 

Ce procès peut se dérouler grâce au remarquable travail exercé notamment par les magistrats.

Nous avons trois juges d’instruction à Charleville Mézières, deux d’entre eux ont travaillé conjointement sur le dossier.

De la qualité du travail des magistrats, des avocats, de leurs collaborateurs, découle la qualité des procès et donc des jugements rendus.


Mme Rachida Dati, malgré la présence de trois juges d’instruction à Charleville Mézières, a décidé sans la moindre concertation, du déplacement du pôle de l’instruction.

 

Cette décision est une erreur. Evidente.

 

Monsieur Boris Ravignon a eu le courage de qualifier d’erreur cette décision, dans une émission récente, sur France 3 « voix libres ». Il a d’ailleurs parfaitement expliqué, en toute transparence, la source de cette erreur. Erreur de statistiques, statistiques mal interprétées,  d’où raisonnement faux, d’où  décision erronée de la Garde des Sceaux.

 

Savoir reconnaître une erreur, est la qualité des grandes âmes !

Mme Rachida Dati, il vous est encore possible de reconnaître cette erreur !

 

 Je souhaite faire connaître, à l’ensemble du barreau, mon soutien à leur mobilisation afin de maintenir le pôle d’instruction à Charleville Mézières et félicite Monsieur Ravignon, pour le courage de son positionnement.


Sur ce sujet, dont la cause est évidente, nous avons, toute tendance confondue, intérêt de rester unis, sans polémique.


Laurence Constant Mouchet 

 


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